• Le 12 décembre 2018
    UFR STAPS AMPHI 250 (entré libre et gratuite)

Anne SAUVAGET, médecin psychiatre, soutiendra son HDR le mercredi 12 décembre 2018 à 13h30.

Neurostimulations en psychiatrie : pour qui ? pour quels troubles ? Comment ?

Résumé : Les indications de la neurostimulation en psychiatrie, et les orientations des patients vers ces techniques, restent actuellement réservées à des patients avec des troubles psychiatriques ayant un niveau élevé de résistance pharmacologique, ou des troubles chroniques et résistants. Plusieurs recommandations internationales précisent les niveaux de preuve des différentes techniques de neurostimulation dans les troubles psychiatriques. Pour les troubles dépressifs caractérisés, l’électroconvulsivothérapie, première technique de neurostimulation non invasive utilisée en psychiatrie, est aujourd’hui le traitement le plus efficace pour les états dépressifs résistants et sévères, avec un niveau de preuve A, en première ligne en cas de risque vital (suicidaire et somatique) et deuxième voire troisième ligne en cas de chronicité ou de réponse insuffisante.
Attendu que le développement et la mise sur le marché de nouvelles molécules sont de plus en plus restreints, et que les pathologies dites mentales représentent la deuxième cause des pathologies mondiales, il apparaît que les techniques de neurostimulation vont prendre une place progressivement prépondérante dans le traitement et la prévention des troubles mentaux, et pas seulement dans les troubles les plus sévères et les plus résistants. L’hypothèse principale de ma recherche est que l’utilisation de la neurostimulation à des stades plus précoces des troubles psychiatriques permettrait de diminuer les rechutes et récidives, la sévérité de ses épisodes, et sa chronicité. Mes activités de recherche se sont structurées à partir de ma pratique clinique, dans le champ de l’organisation des soins et de la recherche clinique et appliquée, à travers la nécessité de mieux préciser l’intérêt de ces techniques en psychiatrie, leur efficacité sur des troubles présentés par des populations cibles, leur efficacité en fonction de telles ou telles conditions de réalisation, et d’identifier les facteurs d’orientation précoce et/ou prédictifs de réponse positive à ces techniques.AS

Les questions de recherche inhérentes à cette thématique sont donc les suivantes : 1/ Pour qui ? A quelles populations les neurostimulations devraient être proposées ? Il s’agit à la fois de préciser les populations cibles (en fonction des pathologies présentées) auxquelles les neurostimulations devraient être proposées, mais également le type de neurostimulation qui serait la plus adaptée. 2/ Comment ? Sur quels critères les sélectionner ? Il s’agit de préciser les critères cliniques et/ou paracliniques les plus pertinents pour sélectionner les populations candidates à une neurostimulation. 3/ Dans quel environnement ? Sur quels paramètres directement et indirectement liés à la neurostimulation peut-on agir pour améliorer son efficacité?
Il s’agit ici de mieux préciser les caractéristiques techniques (matériel, paramètres de stimulation) et l’organisation des soins la plus adaptée pour une meilleure efficacité et accès à la neurostimulation.


Jury :
Monsieur Thibault DESCHAMPS (Maître de Conférences - HDR, Université de Nantes) - Examinateur
Monsieur Eric FAKRA (Professeur des Universités, Université de St-Etienne) - Examinateur
Madame Bénédicte GOHIER (Professeur des Universités, Université d’Angers) - Rapporteur
Monsieur Bruno MILLET (Professeur des Universités, Université Paris VI) - Rapporteur
Monsieur Emmanuel POULET (Professeur des Universités, Université Claude Bernard Lyon 1) - Rapporteur
Monsieur Benoît TROJAK (Professeur des Universités, Université de Bourgogne-Franche-Comté) - Examinateur